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tintin

Au cinéma, le policier patrouille, pourchasse et traque. L’infirmière panse, pique, berce. Le curé sermonne, pardonne. Le dentiste soigne les caries. La secrétaire tape. L’enseignant enseigne.

Mais on ne voit jamais le romancier écrire. (Il y a des exceptions, aussi rares qu’incandescentes.)

Au mieux, lira-t-il un de ses textes en public. Se pliera-t-il à une séance de dédicace qui deviendrait soporifique si un incident cocasse (ou poignant) ne venait bientôt la pimenter.

Non, on mettra plutôt l’accent sur son aura, son glamour, son standing. Sa débauche, son chaos. Ses excès.

Fâcheux. Désolant. D’autant plus que chaque film, petit ou grand, court ou long, émane d’un acte littéraire : la scénarisation.

C’est comme si vous ne saviez pas parler de votre mère.

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