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rechute

Pendant les fêtes, j’ai eu quelques attaques de panique. Pas trop fortes, heureusement. Les premières en 15 ans.

Au retour du congé, mon psy et moi avons examiné les causes possibles. Et imaginables. Temps mort entre Noël et le jour de l’an, temps creux. Ralenti. J’en profite pour me refaire, me barricade, m'isole. Aucun party de bureau, pas de réunion de famille.

J’ai l’habitude.

Non. La clé était ailleurs.

Finalement, nous avons trouvé. Devinez quoi ? Vous allez rire. J’étais en manque de télé.

Vous avez bien lu. La privation d’une boîte de plastique m’a jeté dans un formidable état d’anxiété. Sevrage compliqué.

Je ne me savais pas à ce point intoxiqué.

Narcotique, elle me gelait, m’empêchait de ressentir le vide de ma vie, qui n’est rien que le vide de toute vie. Un écran, c’est le cas de le dire.

Pour les avoir collectionnées (alcool, tabac, café, sexe, couple), j’ai l’équivalent d’un doctorat ès dépendances.

J’ai eu l’occasion d’en analyser soigneusement la mécanique : mésestime, abdication de soi, faiblesse intentionnelle, acharnement à se tuer à petit feu.

Fascinant de voir qu’un tube cathodique entre dans ce projet-là.

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