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a b c

l’humain tente de clarifier sa présence sur terre, la documente, et disparaît

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condamné


cet arbre va être abattu, il a le tronc ouvert, des blessures, des cicatrices, des cavités, si marquées que les enfants, qui chaque jour le prennent d’assaut, trouvent appui pour y grimper ; c’est son chant du cygne, il s’en ira, bourré de caresses de petites mains, de petits pieds

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quoi ?

mon ouïe dépérit, de sorte que je situe à ma gauche la source de bruits se produisant en fait à ma droite ; j’ai bien peur, lorsque la mort viendra, d’aller ouvrir la porte de derrière alors qu’elle frappera à celle de devant

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accalmie


je n’écris presque plus sur la mort, je deviens peut-être plus présent, plus confiant, patient, mon inscription dans la durée évolue

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sérénité


un ami relève que j’évoque maintenant ma mère avec plus de tendresse, c’est vrai, comme elle le répétait elle-même : le temps arrange bien les choses

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