contact

trac

spectacle de fin de session devant les parents, amis et camarades, lorsqu’arrive son tour, la jeune étudiante entre en scène, salue, s’assoit au piano, exécute avec énergie les premières mesures et tout d’un coup, plus rien, ses mains ne répondent plus, gisent toutes molles sur le clavier, comme mortes, au bord des larmes, elle tente en vain de les soulever

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éponge

mon psy répète que je ne sais pas me contenir, c’est peut-être que je suis trop poreux

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moderato


de la difficulté, pour la drama queen que je suis, d’écrire un texte sans pathos ni effet de toge, sans mort, simple simple

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amour


le patron du café me raconte : quand j’étais petit, ma grand-mère me servait du lait chaud, avec de la cannelle, et du miel

qu’est-ce qui t’empêche de t’en préparer ?

ce serait pas pareil

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choquant

grands dieux, la météo nous lance un avertissement de tempête hivernale, en plein hiver…

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entendement


que des hommes et des femmes en soient réduits, du lundi au vendredi de 9 à 5, à frauder par téléphone leurs contemporains me sidère

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stage


dès qu’un artiste prétend se mettre en danger, j’ai envie de le téléporter au yémen

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curiosité


la jeune femme veut savoir : qu’y a-t-il derrière cette porte ? et dans ces placards ? peut-on les ouvrir ? et ces armoires sont vides ? où mène ce passage ?

notre guide avec calme lui répond : il y a le chauffe-eau, un débarras, il y a les bureaux de l’administration

je me demande pourquoi cette visiteuse s’intéresse autant à ce qui est caché et si peu à ce qui est montré

mais n’est-ce pas un de nos travers d’accorder plus de valeur aux absences qu’aux présences ?

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week-end

l’apprenti en résidence
chez la veuve du maître

ce souvenir que nous avons
d’un hôtel rouge de manhattan

l’émail de tes dents

ton indulgence
que je n’ai pas

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