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banquet


il n’y a que nous dans le train
au bord de la rivière
on se soûle de pollen
s’empiffre de tiges
le temps se détricote
pour vrai
au retour un pic-bois
la fontaine
déjà oxydée

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excès


le temps manque, on voudrait admirer les cieux, les nuages, patauger dans l’eau, s’adosser aux arbres, toucher leurs feuilles, renifler les fleurs, partout, il y a trop de sensations, le corps peine à les contenir

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inégalité


j’ai emprunté à la bibliothèque un recueil d’un poète que je ne connaissais pas, né voici un siècle, et qui disait mener un combat acharné contre la vieillesse, la déchéance et la mort ; devinez qui gagne

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ligne


je relis de vieux billets, je ne sais pas si je dois me désoler de radoter, ou applaudir ma constance

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sale

mains, avant-bras égratignés, rapport aux épines, aux ronces, aux aiguilles d’épinette, de la terre sous les ongles, d’un printemps à l’autre la félicité

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