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compétition


la retraite et, plus généralement, l’approche de la mort ont l’avantage de nous disqualifier, de nous mettre hors-jeu, de nous expulser d’une partie exténuante et cruelle

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friche


je découvre l’infinie délicatesse de plantes que, chez nous, on a toujours appelées de la mauvaise herbe

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paternel

accroupi dans l’allée qui longe sa maison, un homme passe une main amoureuse sur la bande étroite de terre qu’il a récemment ensemencée

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percé


en croix sur le lit
tes pansements tes attelles
des débris d’os

nous allons sans réserve
nus maquillés d’ocre

effrontés
c’est bien pourquoi il y a le jardin
ronces et pivoines
épines et ricins

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pain


me rendre à la boulangerie me prend de plus en plus de temps, sur mon chemin, il y a des amélanchiers chargés de fruits auxquels je ne sais résister, des cerisiers, des framboisiers, il y a des tilleuls sous lesquels je m’arrête, j’en détache des fleurs, j’en remplis mes poches, et je repars, les cheveux poudrés d’or

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salubre

humour de déménagement : imprimante n+b à donner, en bon état, pas de punaises

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étirement


tout ce que je fais, jardiner, écrire, vieillir, requiert de la patience, et je n’en ai pas, alors je m’exerce

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