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aveu

message d’un habitué du blogue : je ne saisis pas toujours le rapport entre le texte et l’image qui l’accompagne, rassurez-vous, mon cher, moi non plus

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lenteur


un poète a cessé de tenir son journal parce que raconter une journée pouvait lui en demander dix, l’écriture ne rattrapera jamais la vie

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dans la rue bordée de lilas, tandis que sa copine s’indigne d’un quelconque événement qui s’est produit à son travail, le garçon les respire à pleins poumons

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équateur


tu parles dans le miroir
tes mots m’arrivent à l’envers
de l’autre hémisphère

nous avons la même idée
chercher ton pouls
déjà peur de te perdre

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instructions


ma génération est celle de l’échec : révolution tranquille, indépendance, social-démocratie, nos idéaux ont tourné au cauchemar, et pourtant nous continuons de donner des leçons, indécrottables prédicateurs, assommants curés, alors même que personne ne nous le demande, nous expliquons comment mourir, s’y préparer

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adaptation


des années de manipulation de matières rugueuses, de teintures, de solvants ont fragilisé ses doigts, il suffit d’un rien pour que la pulpe se fendille, et la guérison est de plus en plus lente, il opte désormais pour de nouveaux médiums, le papier, le textile, la couture, c’est ainsi que les artistes vieillissent

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